Domaine des Gandines

Interview de Benjamin et Florent Dananchet, propriétaire récoltant à Viré Clessé (Côte d'Or)

Votre famille est dans la vigne depuis longtemps. Quel est votre histoire ?

Nous sommes vignerons et passionnés de notre terre et de vin de père en fils depuis 4 générations dans la famille DANANCHET. Le domaine des Gandines a été créé par Joseph DANANCHET en 1925 avec seulement un hectare et demi planté à Clessé.

Robert a repris l’exploitation familiale en 1979 après l’armée. Il est devenu vigneron grâce à son expérience et son héritage familial.

Benjamin, le fils, a fait des études de viticulture œnologie au lycée viticole de Mâcon Davayé et il a décidé de rejoindre le Domaine des Gandines directement en 2005.

Après des études d’œnologie et viticulture à Davayé, Florent, le second, a souhaité poursuivre ses études à Dijon à L’institut de la vigne et du vin Jules Guyot où il a obtenu une licence des sciences de la vigne et un diplôme national d’œnologue. Après un parcours dans différents pays producteurs de vins, il a fini par rejoindre l’exploitation familiale récemment.

Pourquoi avez-vous choisi la conduite du vignoble en agriculture biologique et biodynamique ?

Le Domaine des Gandines est depuis très longtemps mené en agriculture biologique. Déjà en 1979, Robert respectait son terroir en n’utilisant aucun herbicide ni engrais chimique. Quand Benjamin s’est installé en 2005, il ne souhaitait pas non plus manipuler de produits chimiques. Les sols étant déjà travaillés, la démarche pour l’obtention du label Agriculture Biologique était une évidence.

benjamin Dananchet - domaine des gandines

Comment travaillez-vous la vigne et au chai ?

C’est simple : les vins sont travaillés de façon la plus naturelle possible !
Les vendanges sont faites à la main. Les raisins sont ensuite amenés directement au chai pour effectuer un pressurage (pressoir pneumatique) lent et respectueux des raisins entiers sans foulage ni éraflage. Chaque parcelle de vigne est vinifiée séparément afin d’exprimer au maximum la diversité des terroirs.
Les fermentations, lentes et naturelles (levures indigènes), sont réalisées en cuve inox, en foudre ancien d’environ 5000 litres, en pièces Bourguignonnes (fûts de chêne de 228 litres) ou en demi-muids (500 litres).

Depuis toujours, nous réalisons des élevages longs de 12 à 24 mois avec bâtonnage ou non en fonction des cuvées et des millésimes. Les vins sont ensuite mis en bouteille à la propriété.
Les vins sont suivis pendant tout le processus de vinification en partenariat avec notre laboratoire d’œnologie conseil.

Qu’est-ce qui vous démarque des autres vignerons ?

Chaque vigneron à sa personnalité propre et son style. Ce n’est pas à nous de nous juger. Travailler dans le respect de la nature, de la santé des utilisateurs et des consommateurs est déjà un très bon point qui nous différencie de beaucoup (trop) de nos confrères !

Quel est votre règle d’or pour faire un bon vin ?

Tout doit être mis en œuvre à la vigne pour obtenir des raisins parfaitement sains et mûrs.

« Aux Gandines, les raisins font le vin »

L’agriculture biologique et la biodynamie permettent d’obtenir un équilibre sucre-acide superbe. La vinification doit être la plus simple et la plus naturelle possible pour que les levures et les bactéries du vin ne soient pas freinées dans leur développement. Ceci permet d’obtenir une complexité et une stabilité incroyable, à condition d’être attentif et de maîtriser l’élaboration des vins avec peu de sulfites, voir sans sulfites du tout.

Quels sont vos vins favoris ?

Les notres 😉

Quel est le vin qui vous a le plus marqué ?

Mes deux plus beaux souvenirs sont un Montrachet Grand Cru de chez Jacques Prieur 2005, et un Mâcon Clessé 1986 du Domaine des Gandines !

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